Les auxiliaires du jardin constituent une armée invisible qui travaille gratuitement pour protéger vos cultures. Apprendre à les reconnaître et à les favoriser représente un investissement durable pour un jardin sain.
Les prédateurs de ravageurs
Les coccinelles figurent parmi les auxiliaires les plus connus. Une seule larve dévore jusqu’à 600 pucerons avant sa métamorphose. Les adultes poursuivent ce travail tout au long de leur vie. Plusieurs espèces existent, certaines se nourrissant spécifiquement de cochenilles ou d’acariens.
Les chrysopes, reconnaissables à leurs ailes translucides et leurs yeux dorés, pondent des œufs au bout de fins filaments. Leurs larves, appelées lions des pucerons, sont des prédatrices voraces. Elles consomment également thrips, aleurodes et jeunes chenilles.
Les syrphes ressemblent à de petites guêpes mais ne piquent pas. Leurs larves se nourrissent exclusivement de pucerons tandis que les adultes pollinisent les fleurs. Un duo gagnant pour le jardinier.
Les pollinisateurs essentiels
Les abeilles domestiques et sauvages assurent la pollinisation de nombreuses cultures. Sans leur travail, fruits et légumes ne se formeraient pas ou resteraient difformes. Les abeilles solitaires, comme les osmies, sont particulièrement efficaces au printemps.
Les bourdons, actifs même par temps frais et couvert, complètent l’action des abeilles. Leur taille leur permet de polliniser des fleurs que les abeilles ne peuvent visiter. Ils sont indispensables pour les tomates et les courges.
Créer des habitats favorables
Les haies diversifiées offrent le gîte et le couvert à de nombreux auxiliaires. Les espèces locales à floraison échelonnée fournissent du nectar tout au long de l’année. Les fruits et les graines nourrissent les oiseaux insectivores.
Les tas de bois mort, les murets de pierres sèches et les zones enherbées constituent des refuges précieux. Un hôtel à insectes bien conçu héberge abeilles solitaires, chrysopes et forficules.
