Le paillage : protéger et nourrir le sol

Découvrez les techniques de paillage pour économiser l'eau, limiter les adventices et enrichir votre sol naturellement.

Le paillage : protéger et nourrir le sol

Le paillage reproduit le fonctionnement naturel des sols forestiers où aucune terre n’est jamais nue. Cette technique simple apporte des bénéfices considérables pour le jardinier et l’environnement.

Les multiples avantages

Un sol paillé conserve son humidité bien plus longtemps qu’un sol nu. L’évaporation est réduite de 50 à 80 % selon l’épaisseur et le type de paillis utilisé. Cette économie d’eau substantielle simplifie l’entretien du jardin et réduit la facture.

La couverture permanente empêche la germination des adventices en les privant de lumière. Quelques vivaces coriaces peuvent percer mais leur élimination reste facile. Le temps de désherbage diminue drastiquement.

Le paillis régule également la température du sol. Il protège du gel hivernal et de la surchauffe estivale. Les variations thermiques atténuées favorisent l’activité biologique continue.

Choisir son paillis

Les paillis organiques se décomposent et nourrissent le sol. La paille de céréales reste le plus économique pour les grandes surfaces. Le broyat de branches, appelé BRF, apporte des nutriments équilibrés et stimule la vie fongique.

Les feuilles mortes constituent une ressource gratuite et abondante en automne. Broyées, elles se décomposent rapidement et enrichissent le sol en humus. Les tontes de gazon, séchées avant épandage, fournissent de l’azote.

Les paillis minéraux, comme les graviers ou les ardoises concassées, conviennent aux plantes méditerranéennes qui craignent l’humidité au collet. Ils durent longtemps mais n’apportent rien au sol.

Mise en place et entretien

On épand le paillis sur un sol propre et humide, en couche de 5 à 15 centimètres selon le matériau. Il faut éviter de couvrir le collet des plantes pour prévenir les pourritures.

Le paillis se renouvelle au fur et à mesure de sa décomposition. En général, un complément annuel suffit à maintenir une épaisseur suffisante. Les vers de terre incorporent progressivement la matière au sol.

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